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Présentation

  • : L'amandier
  • L'amandier
  • : L'Amandier est une association dont l'objectif est de maintenir vivante l'oeuvre de Georges Brassens et de lui donner la place qu'elle mérite dans notre patrimoine culturel collectif.
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Et si la chanson que Brassens a tirée de ce poème s'était appelée " Pensées d'automne " ? Car c'est la première strophe qui l'a attiré. D'ailleurs, il raconte :

Pensées d'automne

 

Et non, elle n'a pas été très connue à sa sortie. Comme d'ailleurs la grande majorité des titres de cet album X. Bécassine, L'Ancêtre, Sale petit bonhomme ont été négligés. La religieuse a subi, qu'on le veuille ou non, une forme de censure. Ne parlons pas des Oiseaux de passage ou de La rose, la bouteille et la poignée de main, qui passèrent totalement inaperçues, cette dernière figurant même à la dernière place d'une liste établie par les auditeurs d'une émission de radio ! Alors un poème sur la mort... un de plus, et romantique, qui plus est ! Pendant ce temps, les radios diffusaient exclusivement Rien à jeter et "le tube" de l'album : Misogynie à part.

Sans commentaire...

Le texte original est très long et comme à son habitude Brassens a fait son choix de strophes. Tiré d'un recueil titré " Harmonies poétiques et religieuses ", ce poème justifie pleinement le titre ! Brassens a, d'entrée, exclu la deuxième partie, où la métrique change, et la troisième, revenue à la métrique de départ, qui sont toutes deux consacrées à la "gloire divine". Des 14 strophes de la première partie, il en a seulement conservé cinq, sans autre modification que l'inversion de deux d'entre elles. Puis, et c'est sans doute ici que l'on trouve son adaptation de forme la plus "audacieuse", il a construit une strophe avec deux, modifiant au passage deux tournures de la seconde. Enfin, il a conclu en reprenant la strophe initiale, pour aboutir aux sept couplets de la version chantée.

Cliquer sur l'icône pour voir le texte originalPENSéE DES MORTS Pensée des morts 

Les commentaires qu'il apporte à propos de ce poème sont une occasion d'entendre sa manière de concevoir la poésie, aussi bien du point de vue de l'auteur que ce celui du lecteur ou de l'auditeur :

 

Un poème symboliste

Deux petites remarques : Franz Liszt a composé des pièces pour piano seul inspirées de dix des poèmes de ce recueil, dont Pensée des morts. Et Paul Fort compte parmi les lecteurs : " Ta poussière et ma poussière seront le jouet du vent ", qu'on trouve dans Il faut nous aimer vivants (voir Paul Fort ), rappelle " Ils furent ce que nous sommes, poussière, jouet du vent ", vers qui débute la troisième partie de Pensée des morts.

Cette chanson ne figure au répertoire que d'un petit nombre d'interprètes, et elle est très rarement entendue lors des festivals. Pour entendre la version du Quatuor l'Amandier, riche surtout  des arrangements d'Oswald D'Andrea, voir Album X . 

- dans Poètes